Mes talons hauts me faisaient un drôle d'effet, en marchant avec. J'avais l'air d'une vraie girafe qui n'a pas d'équilibre ça en dévenait lassant...Je les retirai pour enfiler mes souliers plats noirs les laissant dans la chambre. Isomira poussa un gloussement. Je ne pris guère compte je ne voulais me soucier de rien enfin pas plus de choses...Et si un de mes camarades me reconnaissaient? Et si je me tournais au ridicule? Inconsciente de mes mouvements je sortis de la chambre en fermant la porte derrière moi en douceur. Je circulais tel un fantôme dans ces couloirs déserts. Je me perdais dans les souvenirs tendres et amers que j'avais vécus entre ses murs. Les moqueries que j'avais racontées, toutes les fois où le jeune homme qui était mon meilleur ami m'avait raconté des histoires à faire rêver n'importe qui, des promesses de vie heureuse parcouraient l'air dans lequel je respirais. Un air qui me suffoquait moi qui n'aurais jamais droit au bonheur, outre le fait d'avoir perdu toutsceux que j'aimais mais, aussi ce sentiment de détresse qui me rongeait, ce besoin d'être aimé par quelqu'un d'autre que ses parents, ou d'une folle....non plutôt le fait d'être aimé par un mari ou un amoureux...Hélas dans mon statut actuel je ne pouvais rien faire, j'étais contrainte à vivre dans une vie où je dois rester cachée et coincée dans cette soif d'exprimer mes sentiments refoulés, cette douleur qui me frappait depuis, si longtemps.... Je me suis appuyée contre la paroi du mur de pierre humant ce doux accent de lilas qui restait pris sur celui-ci d'aussi loin que je me souvienne...J'entendais la musique des troubadours la harpe harmonieuse mixée avec une lyre. M'arrachant à ma douce sensation de confort je me dirigeai vers la salle de bal.
Silence...
La musique s'était tue et les danseurs ne bougeaient plus d'un seul poil. et quand je dis pas d'un seul
c'est pas d'un seul. Euh il y a un bouton play sur ce truc?
Silence....
Tous me fixaient...certains bavaient....ouach!!!!ça dégoulinait sur le sol....
-Mademoiselle,Virginie est enfin parmi nous! s'exclama le seigneur, Mais, viens donc chère demoiselle!
Enfin quelqu'un de sympathique.....J'entrais alors que tous s'écartaient pour me céder le passage. C'était bizarre comme sensation. Devant le seigneur, je fis la révérence. Il me demanda aussitôt de me redresser....hum! étrange....Où était donc mon père? Ne m'avait-il pas dit qu'il serait près du roi à mon arrivée?Hum...après toutes ces années je ne l'avais jamais entendu mentir, et jamais au grand jamais vu manquer à sa parole! Alors pourquoi?
-On vous attendait depuis un moment!
Les mouvements reprirent dans la salle comme s'il ne sétait rien passé....J'observais les couples danser sur un air romantique avec mélancolie. Je m'étais assise sur une chaise auprès du roi. J'ai déposé mes mains sur mes genoux. Comme le voulait la tradition je devais assister à la cérémonie spéciale que le roi organisait mais, aujourd'hui Dimitri était absent....D'ailleurs si je m'en souviens c'est le jour où je suis arrivée au château...le jour de la tragédie...Des larmes tièdes me montèrent aux yeux, je les retint avec difficulté, ce n'était pas parce que cela me blaissait que je devais me laisser emporter par cette douleur passée...Le rythme de la musique ralentit doucement. j'ai redressé la tête observant les danseurs qui commençaient à opter pour un danse plus rapprochée plus....j'avalais ma salive....romantique....Un couple se regardait dans les yeux d'une manière si douce......je détournais le regard chassant cette vision qui me peinait au plus haut point, malheureusement pour moi je tombais face à face vers une situation encore plus blessante pour mon coeur déjà déchiré en plusieurs centaines de morceaux, auxquels une simple brise de chaleur, d'amour et d'amitié venaient me déstabiliser moi, qui n'aurais jamais droit au délicieux bonheur que ces gens éprouvaient sans même se rendre compte à quel point les petits gestes d'amour étaient précieux....Je vis à mon grand malheur un petite fille tenir la main de sa grande soeur en regardant leurs deux parents danser dans un comble de joie. La plus vieille portait un anneau à son doigt signe de son mariage qui approchait....Je sentis les goutellettes amassées dans mes yeux s'écouler, lentement sur mes joues, je n'arrivais plus à me les retenir: c'était trop difficile. J'entendis les portes de la grande salle, tous se retournairent pour voir les nouveaux arrivants. J'eus la force de relever ma tête, ce geste je n'aurais dû point le faire mon coeur avait peine à résister,. L'attaque était trop directe...toutes les filles de la noblesse sauf les mariées, se jetaient devant la porte. Il y avait deux hommes à l'entrée mon père et nul autre que mon meilleur ami duquel j'étais tombée malgré toute ma volonté amoureuse. Celui-là même qui me consolait toujours....Je le voyais embrasser poliment les mains riches de ses gentedemoiselles....Le roi se leva de sa chaise.
-Ah vous voilà enfin, mes amis! Vous en avez mis du temps dites-donc! Lionel! Comment as-tu pu le retrouver?Notre cher....
Je n'entendis pas le nom cela en était trop pour moi. Car il avait redressé la tête et m'avait souri. Aussitôt je me dirigeais vers le balcon supérieur qui donnait une mauvaise vue sur les jardins car il n'était pas très haut d'ailleurs, enfin de mon point de vue..... J'ouvris les portes de verre et je sortis sur le balcon de pierre. Je me suis penchée vers la balustrade, puis j'ai sauté ne sachant pas la suite des évènements.
Les ronces des roses grimpantes noires passaient derrière moi c'était des vestiges des condamnés à mort injustement jugés. Le sol apparut sous moi, selon la vitesse que je devais tomber les risques étaient minimes. Malgré tout je sentis rudement le contact rapide avec le sol même si pour moi le temps avait passé au ralenti. J'ai commencé à déambuler dans les jardins. Plongée dans le noir, je ne savais pas où j'aillais de toute façon dans mes yeux tout semblait flou, comme un manuscrit avec de l'encre fraiche que l'on avait trempé dans de l'eau. Je sentais à peine le sol humide sous mes pieds. La peine me pesait si lourd sur les épaules comme un poids que l'on ne peut supporter. Une faible lumière était propagée dans l'espace où je me trouvais, cela me permit de voir un banc de pierre finement sculpté, je me suis laissée choir sur celui-ci. Mes larmes de cessaient de coulées, je mis mes mains sur mon visage. Pourquoi? Pourquoi devais-je subbir ce sort? Pourquoi ne pouvais-je pas vivre heureuse?J'entendis quelqu'un derrière moi. Un présence familière d'ailleurs...
-Bonjour Virginie....ou devrais-je dire Dimitri....
Je me retournai pour voir.....
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